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Histoire du thermalisme

Il y a 30 ans naissait la station thermale saint-pauloise

Il fallait avoir beaucoup d’imagination pour voir un lac bordé d’établissements thermaux, de restaurants, d’hôtels et de chemins de promenade là où il n’y avait que des marais et des terrains broussailleux. Notre station est classée au 12ème rang sur la centaine de stations thermales recensées en France. Peu de gens le savent mais Saint-Paul est même classée avant des stations prestigieuses. Au-delà de la symbolique c’est une véritable aubaine pour notre commune.

En effet, l’activité thermale génère dans notre département près de 2 150 emplois directs et 6 845 emplois indirects, environ 169 millions d’euros de ressources pour le territoire landais (selon les études de la cci des Landes en 2010). Notre station avec ses 11 836 curistes sur l’année bénéficie de ces conséquences favorables.

pari dyu thermalisme

Le pari du thermalisme !

Dans l’intervalle, le centre Napoléon à peine inauguré en 1977, Roger Junca décide de faire du thermalisme à Saint-Paul-lès-Dax. Il dispose d’une importante ressource en eau chaude, la source Sébastopol, aux excellentes qualités minérales. C’est la Mairie qui l’a aidé à acheminer l’eau chaude jusqu’au bord du lac. Cette idée séduit aussi Henri Lavielle. L’élu et le chef d’entreprise partagent la même ambition de développement et font le même pari, celui du thermalisme. La première étape consiste à faire agréer la source Sébastopol comme eau thermale dotée de propriétés thérapeutiques. Ce sera fait en mars 1979 lorsque la Commission Nationale de Médecine attribuera à la source, l’indication de rhumatologie. Cette indication, que possède Dax, ne va pas permettre à Saint-Paul de se démarquer de sa voisine d’où l’idée de solliciter pour la ressource saint-pauloise une deuxième orientation thérapeutique, la phlébologie. Le Conseil Municipal adopte à l’unanimité, en mars 1980, le projet de demande de classement de la commune en station hydrominérale (thermale). Si la démarche aboutit, elle pourra démarrer cette nouvelle activité et percevoir les revenus de la taxe de séjour. Pendant ce temps, Roger Junca attaque sans attendre l’immense chantier de l’ensemble thermal et hôtelier « Christus – Hôtel du Lac ». Il creuse sur le terrain pentu de la colline, un trou immense pour cet immeuble de cinq niveaux. Les dimensions du bâtiment inquiètent plus d’un saint-paulois, soucieux de l’intégration d’un tel complexe, dans ce site verdoyant.

Le succès et l’attractivité du lac, la fréquentation sans cesse croissante n’échappent donc pas à Roger Junca souvent présent sur le site pour affiner aussi son projet de construction du centre de réadaptation fonctionnelle Napoléon. Il rencontre très régulièrement Henri Lavielle. Les deux hommes entretiennent des relations très cordiales. Ils sont tous deux « visionnaires » ; certains diront qu’ils ont la « vista » ou le « nez creux ». Ils pressentent l’opportunité unique ou le développement que représente, pour l’agglomération, l’espace de tranquillité et de détente de Christus et sont bien décidés à en tirer parti.

De 1975 à 1980, la municipalité multiplie les installations au bord du lac. D’abord, la piscine municipale, le théâtre de verdure puis les aires de pique-nique sous les arbres de la rive nord, la restauration d’une ancienne ferme comme base de loisirs, la création de sentiers de promenade et de circuits pédestres dans la forêt autour de Christus. Le centre aéré existe déjà.  Il est situé sur l’emplacement actuel de Sourcéo.
En octobre 1980, la mort subite d’Henri Lavielle dans son bureau de la Mairie saisit de stupeur, élus et population.

Dès 1980, tout s’accélère !

Encouragé par ses pairs, Jean-Pierre Pénicaut, adjoint chargé de l’animation, de la jeunesse et des sports, se porte candidat à une succession délicate. Il est élu le 7 décembre 1980, reprend tous les dossiers et, en priorité, celui de la demande de classement en station thermale. Suppléant d’Henri Lavielle comme Député, il hérite aussi de son mandat. Ce cumul de fonctions lui sera bien utile pour faire avancer l’ensemble des dossiers !

Il entreprend d’innombrables démarches auprès du Ministère de la Santé et des services, Direction Générale, Laboratoire National, … Il rencontre à Paris le Ministre Edmond Hervé qui hésite à accorder l’indispensable deuxième agrément thérapeutique de crainte que Saint-Paul, nouvelle station thermale, déjà agréée en rhumatologie, ne concurrence d’autres stations fragilisées. Jean-Pierre Pénicaut s’obstine, multiplie les contacts avec les fonctionnaires et le Cabinet. Sa ténacité vient à bout des résistances et des lenteurs administratives. Sa patience est récompensée. Trois années après le dépôt de sa demande, la commune obtient en mars 1983, un agrément définitif pour la rhumatologie et un agrément provisoire pour la phlébologie qui deviendra définitif en 1984.